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GIMME SHELTER (Donne-moi un abri) – Création 2019

« If I don’t get some shelter I’m gonna fade away/ Si je ne trouve pas un abri je vais disparaître. »

The Rolling Stones, Gimme Shelter

RESUME

Y-a-t-il un endroit aujourd’hui où l’on peut encore se sentir « à l’abri » ?

Cette création interrogera notre relation au monde extérieur aujourd’hui, à travers le prisme de ce phénomène de société identifié au Japon sous le terme d’ « hikikomori » , qui désigne une personne se retranchant volontairement dans un espace clos, pour une durée indéterminée.

 

-Un reclus et une survivante-

 Dans un étrange parc d’attractions abandonné, une personne erre au milieu d’un environnement hostile, un espace visiblement contaminé. Tandis qu’aux abords du parc, à l’intérieur d’un vieux transformateur électrique, un reclus volontaire survit comme il peut. Ce qu’il a fui le rattrape petit à petit, même à l’endroit où il se croyait protégé. La confrontation de leurs deux solitudes nous dévoilera qu’ils n’étaient pas étrangers l’un à l’autre. L’une est restée dehors, l’autre s’est reclus volontairement. Chacun sent que l’autre est encore là, mais ne sait pas si cette présence est réelle ou fantasmée. Peut-être ne le sauront-ils jamais.

Gimme Shelter est une fable écologique qui questionne notre capacité à l’action ou à l’inaction, notre passivité face aux risques, aux désastres imminents…

Comment pouvoir encore réagir quand on a la sensation que tout nous dépasse et que tout s’effondre, malgré ou avec nous? Cela peut amener à cette forme de « boycott du futur », à un isolement volontaire pendant une durée indéterminée.

 

L’ESPACE

Dedans ou Dehors ?

implantation avec exté - carré

Pour partager cette aventure immersive avec le public, le dispositif scénique est particulier : Un élément central au plateau, le « refuge », vieux transformateur électrique, où l’un des personnages est reclus, et l’environnement extérieur, un étrange parc d’attraction abandonné où évolue l’autre personnage.

La moitié du public est à l’intérieur du refuge, l’autre moitié à l’extérieur.

Pour comprendre toute l’histoire, les spectateurs vont changer de point de vue, donc d’espace, à la fin d’une des deux versions, pour voir la version à laquelle ils n’ont pas assistée: ceux qui étaient dehors rentrent dedans, et vice-versa.

La durée totale est d’environ 1h10: 35 minutes dehors/ ou dedans, puis 35 minutes dedans/ou dehors (l’ordre n’a pas d’importance).

Tout public, à partir de 11 ans.

 

DISTRIBUTION

Conception/Ecriture et mise en scène : Violaine Fimbel

Assistanat à l’écriture-mise en scène : Chloée Sanchez

Regard chorégraphique : Jérôme Brabant

Ingénierie mécanique : Marjan Kunaver

Coaching ventriloquie : Michel Dejeneffe

Conception sonore : Didier Ducrocq

Avec: Morgane Aimerie-Robin, Quentin Cabocel

Régie/Manipulation: Didier Ducrocq, Marianne Durand, Nicolas Poix

Scénographie, Costumes et Marionnettes : Violaine Fimbel, Marjan Kunaver, Marianne Durand, Bérengère Naulot, Valéran Sabourin, Edward Baggs, Marie Guillot, Evandro Serodio

 

PARTENAIRES

Co-production :

Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes – Charleville-Mézières

Le Manège – Scène Nationale – Reims

Studio Césaré – CNCM – Reims

Lutkovno Gledališče / Théâtre National de Maribor – Slovénie

 

Soutiens :

Dicréam

Région Grand Est

Festival MIMA-Mirepoix

les Ateliers Médicis dans le cadre du dispositif «Création en cours»

La Fileuse-Friche Artistique de Reims

 


PRESSE (à propos de la maquette de Gimme ShelterNoctarium, donnée à voir en 2016 au festival Orbis Pictus) :

« Menace nucléaire et peurs contemporaines

Quant à la tonalité générale des spectacles proposés cette année dans le cadre d’Orbis Pictus, force est de constater que l’heure n’est pas à la franche rigolade, la majorité des thèmes abordés sont plutôt graves, notamment la menace nucléaire qui sert de toile de fond à plusieurs d’entre eux. Même derrière les sujets plus anodins ou humoristiques se dissimule presque toujours une note grinçante et décalée qui fait dérailler le bel ordre apparent des choses. Les spectacles les plus marquants de cette édition 2016, à mon goût, sont d’ailleurs ceux qui abordent frontalement les peurs de notre société moderne. Les objets banals du quotidien y prennent souvent un visage menaçant, voire terrifiant.

C’est le cas notamment des jouets, poupées et peluches, de Noctarium, de la compagnie Yokaï, qui se transforment en des créatures monstrueuses, mutantes et radioactives. L’une des originalités de ce spectacle qui incite vraiment à la réflexion sur le nucléaire est de pouvoir être vu deux fois, une fois de l’intérieur de la pièce où vit reclus l’un des personnages (un jeune homme), l’autre de l’extérieur de cette cabane, où déambule l’autre personnage (une jeune femme). Cette astuce de mise en scène apporte un vrai plus à la création de cette jeune troupe d’artistes. »

Cristina MARINO, pour le blog du journal Le Monde