Possession.5

POSSESSION – création 2017

Durée : 45min. Tout public à partir de 11 ans.

RESUME :

Possession est une forme marionnettico-magique, où l’on plonge au milieu de ce qui se tapit dans les recoins de nos pensées les plus noires… Un temps suspendu où la folie et l’étrange prennent corps, sous les traits d’Antonin Artaud. Une convocation à rencontrer son fantôme, de l’autre côté du miroir…

« Mais si fort que nous réclamions la magie, nous avons peur au fond d’une vie qui se développerait tout entière sous le signe de la vraie magie. »(A.Artaud)

NOTE D’INTENTION : 

« J’accuse l’auteur du Jabberwocky d’avoir voulu pénétrer un vide qui ne voulait pas être possédé. »

 (A.Artaud, lettre à A.Parisot)

Au départ de ce projet est venue la découverte de la naissance d’un monstre intérieur, ou la double possession d’Antonin Artaud via son « plagiat par anticipation » du Jabberwocky de Lewis Carroll: Lorsqu’il découvre le texte de Carroll, Artaud n’a qu’une certitude; ce texte n’est pas celui de Carroll, mais le sien. A travers cette folie dévoratrice, il tentera ainsi de faire disparaître le moindre doute entre la création de Carroll et la sienne, de ne faire qu’un avec ce texte, créant ainsi sa propre version du Jabberwocky, et nourrissant en même temps son propre « monstre ».

« Le vrai théâtre parce qu’il bouge et parce qu’il se sert d’instruments vivants, continue à agiter des ombres où n’a cessé de trébucher la vie. (…)et le théâtre, qui ne se fixe pas dans le langage et dans les formes, détruit par le fait les fausses ombres, mais prépare la voie à une autre naissance d’ombres autour desquelles s’agrège le vrai spectacle de la vie. (…) Ceci amène à rejeter les limitations habituelles de l’homme et des pouvoirs de l’homme, et à rendre infinies les frontières de ce que l’on appelle la réalité. »(A.Artaud)

Avec un tel propos, le défi de réveiller ces « ombres » devient une évidence. Questionner l’être habité/incarné/dépassé/possédé, c’est se rendre à l’endroit de porosité où peuvent se côtoyer la magie et la marionnette, à l’endroit où l’impossible est remis en question par la perturbation des répères cognitifs habituels du public . « 

V.FIMBEL

PRESSE : 

« (…) Violaine Fimbel et toute son équipe ont conçu un univers hallucinant et halluciné qui fait ressentir presque physiquement aux spectateurs le sentiment de possession (et d’oppression), la présence d’une force (un « monstre ») qui possède et manipule un corps humain. Avec très peu de paroles, mais un maximum d’effets visuels et de trouvailles techniques, cette création prend le public aux tripes et crée un sentiment d’angoisse diffus mais très efficace. »

C.Marino pour le blog du journal Le Monde

 

«  (…) De ce qu’il se passe, il serait malvenu de parler en détail, car tout repose ici sur le lent dévoilement d’un sombre envoûtement, à grand renfort d’artifices mystérieux, sous le regard inquiétant d’une silhouette toute de nuit vêtue. Possession porte bien son titre: il s’agit de la lente instillation d’une horreur qui repose plus sur la psychologie et la distorsion des perceptions, que sur la surprise ou la révulsion. Et le spectacle réussit à faire courir de longs frissons le long des échines, et crée efficacement le fantasme paranoïaque de présences cachées dans chaque recoin obscur.

Pour les amateurs de frissons, évidemment, pour ceux surtout que le noir presque total ne trouble pas, même quand des voix distordues susurrent les textes du poète fou Antonin Artaud depuis d’invisibles cachettes.

A vivre !  »

M.Dochtermann, pour Toutelaculture.com