REVUE DE PRESSE GIMME SHELTER
- 19 mars
- 2 min de lecture
Cristina Marino
Au pays des merveilles de Violaine Fimbel
Pénétrer dans l’atelier de la compagnie Yokaï, rue Pierre-Gillet, non loin de la place Ducale, c’est entreprendre un voyage dans l’univers étrange de l’artiste Violaine Fimbel, peuplé de créatures inquiétantes comme cette Alice animée aux yeux bleus qui s’emplissent soudain de larmes noires et dont le visage finit par se recouvrir d’un masque grimaçant (un symbole de la contamination de l’univers de Lewis Caroll par celui d’Antonin Artaud, au centre du spectacle Possession). Dès sa sortie de l’Ecole nationale supérieure des arts de la marionnette (Esnam, 9e promotion, 2011-2014), diplôme en poche, en octobre 2014, cette jeune marionnettiste et plasticienne (et bientôt aussi magicienne car elle a entrepris une formation sur la magie nouvelle au Centre national des arts du cirque) décide de fonder sa propre compagnie, baptisée Yokaï, un terme japonais pour désigner un monstre, et plus largement un phénomène surnaturel, ou tout ce qui n’est pas humain.
Originaire de la région de Charleville-Mézières, elle a choisi de s’y installer pour y développer ses créations, déjà au nombre de trois, et toutes placées sous le signe d’une « inquiétante étrangeté » : Volatil(e)s, Possession et Gimme Shelter (en cours d’écriture à partir d’une première version courte, Noctarium, et dont la création dans son intégralité est prévue pour la 20e édition du FMTM en septembre 2019). Dans cet ancien magasin de musique, la troupe de Violaine Fimbel, composée d’un noyau dur de quatre personnes venues de France, du Brésil, de Slovénie et d’Allemagne, peut bricoler à son aise, construire des marionnettes de toutes les tailles (notamment toutes les créatures originales, mi-humaines mi-animales, du spectacle de fin d’études de la 10e promotion de l’Esnam d’après Brecht) et disposer d’un plateau de représentation pour tester ses spectacles en grandeur réelle.











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