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Tout public, à partir de 11 ans

Afin d’explorer au plus près l’impact que des présences aussi étranges qu’improbables produisent sur le spectateur, la Compagnie Yôkaï élabore une recherche autour des créatures hybrides autonomes, à la croisée de la magie, de la marionnette, et du numérique. Ce projet est baptisé Réveil Invisible.

Visant à déployer les possibles que permet l’animation cachée dans les écritures de l’imaginaire au plateau, ce programme puise dans les avancées technologiques qui ont eu lieu dans le monde des effets spéciaux au cinéma ces dernières décennies pour se les réapproprier et les réinventer sur scène, enrichissant ainsi l’approche de la marionnette et de sa transmission.

 

Une création est attenante à ce projet de recherche :

 

Extrait de la note d’intention de Violaine Fimbel, directrice artistique de la Compagnie Yôkaï :

 

« La fumée nous renvoie aux états de présence. A peine saisissable, on la ‘sent’ mais elle peut ‘s’évanouir’ à tout moment. C’est à la fois un espace, une atmosphère et une présence. Elle peut incarner et désincarner, elle peut transformer, déformer, reformer, elle peut suggérer, imprégner, surgir, diffuser…

C’est donc une partenaire de scène idéale ; partenaire plastique, scénographique et marionnettique pour aborder le rapport de l’humain au vivant et à ce qui l’entoure. Il sera question de ce qui fait présence, de l’intériorité (l’âme) et de l’extériorité (le corps). En d’autres termes du contenu et du contenant.

Je travaille dans chacune de mes créations avec des dépouilles d’animaux. Des enveloppes auxquelles, sur scène, nous redonnons vie et mouvement. Que l’on veuille l’effacer ou l’ignorer, une trace persiste et rejaillit toujours après la disparition d’une enveloppe connue. Et qu’on l’accepte ou le refuse, la nature n’est pas une chose qui gravite autour de l’humain, mais qui en fait bel et bien partie intégrante. Partant de cette idée, je m’imagine un rapport au végétal et à l’animal bien différent que celui que l’humain possède dans notre société, et un lien au transfert et à la métamorphose pas si fantasmé ou irréel.  

Je voudrais donc proposer un voyage au cœur d’une disparition qui n’arrive jamais complètement, d’une transformation inévitable/imperceptible ; d’un ‘réveil invisible’. 

Je me nourris de figures poétiques pour qui l’âme, la disparition, la présence-absence ainsi que la nature et les objets font littéralement corps avec leur œuvre ; principalement Emily Dickinson et Patti Smith. Elles habiteront le plateau pour mieux secouer les certitudes d’un humain voulant tout maîtriser, et à qui pourtant tout échappera. »